Daphné Le Sergent ou la bonne distance

Par Agnès Violeau


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La Galerie Metropolis présente un premier solo show rétrospectif de l’œuvre de Daphné Le Sergent. Issue d’une double culture, française et coréenne, Daphné Le Sergent mène ses recherches autour de la notion de schize, de frontière géopolitique, de déterritorialisation. Essentiellement par la vidéo et la photo, activant différents systèmes de montage et démontage, le procédé du cut up ou celui de l’effacement, l’artiste met en image l’espace mémoriel du temps, la mémoire perceptive et le fantasme que l’on projette sur l’Autre (la femme occidentale ou débridée, la Corée du Nord, la beauté fatale de la Reine Min, etc.). Son œuvre, au fort potentiel cinématographique, interroge la juste distance du regard, à travers ces différents procédés. Elle nous rappelle que la frontière est tant ce qui nous sépare de l’autre que ce qui nous relie à lui.

Informations : www.galeriemetropolis.com


Source : vogue.fr