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metaphore/metonymie

2008, 4’33’’

La vidéo montre deux rapports corps/territoire en s’inspirant de deux figures de style : la métonymie et la métaphore. Dans la première partie, le corps agit sur le territoire toujours de la même façon : « je bois un verre », « je tourne une poignée », « j’actionne le téléviseur », c’est toujours la main qui déclenche un interrupteur pour agir sur un système, la métonymie désignant, entre autres, la partie pour le tout. La métonymie opère par contamination et le corps semble étrangement inquiété par ce qu’il touche, les limitations du moi étant illusoirement repoussées. Le corps, au départ blanc, devient peu à peu noir dans la vidéo. 
Dans la seconde partie, celle axée sur un mode métaphorique, les objets utilisés (verre/bouton/clés) apparaissent tous dans un lien analogique, le rond. Ils se présentent enchaînés l’un à l’autre de façon formelle, dans une succession que l’on pourrait croire sans fin, se détachant ainsi du corps de l’utilisateur. Cette chaîne de substitution formelle se déroule au gré du faisceau lumineux blanc jaillissant du fond noir. Si dans le jeu métonymique, on pouvait y reconnaître une contamination du corps par son environnement, ici dans le jeu métaphorique, les choses, semblant autonomes dans les liens formels qui s’y amorcent, semblent se retourner contre l’utilisateur.

Catalogue du Collectif Jeune Cinéma

 


 

metaphor/metonymy

2008, 4’33’’

The video displays two body-to-territory relationships by using two figures of speech: metonymy and metaphor.
In the first part, the body acts on the territory in the same continuous way: I drink a glass, I turn a handle, I turn the television set on; the hand sets a switch off to act on a system. The metonymy designates the part for the whole, and works by contaminating; while the self’s limitations appear fallaciously pushed back, the body seems strangely worried by what it comes in contact with, and gradually turns from white to black in the video.
In the second part, on a metaphorical mode this time, the used objects (glass/button/dice) all appear analogically linked to one another by their common circular form. They are formally presented one after the other, in a seemingly endless succession, thus ending up completely detached from the user’s body. This formal substitution sequence goes on as a white beam of light spouts out from the dark background. Whereas metonymy induced a contamination of the body by its environment, metaphor seemingly makes objects rebel against their user by introducing formal links that give them a deceitful autonomy.

Collectif Jeune Cinema’s Catalogue