Politique, Visage

2012, 18’

Ce travail cherche à questionner comment la frontière coréenne, réalité géopolitique, peut s’inscrire au sein même de chaque individu : visages sud-coréens regardant vers l’Occident et n’hésitant à recourir à la chirurgie esthétique, visages nord-coréens délestés de leurs paroles face à un régime totalitaire. C’est au travers de l’histoire de la reine Min, la dernière reine de Corée que débute cet « essai vidéographique ». La chute de son royaume entraine la colonisation japonaise qui, elle-même prend fin à la Seconde Guerre Mondiale donnant lieu par la suite – sous l’impulsion des prémices de la Guerre Froide – à la Guerre de Corée et à la division du pays.
La main qui vient recouvrir le visage est le premier masque. C’est sous l’action des gestes de la main que les cartes se dessinent et que les individus revêtent leurs traits.

 


 

Politic, Face

2012, 18’

This work seeks to question how the Korean border, geopolitical reality, can register within each individual : South Korean faces looking towards the West and not hesitating to resort to cosmetic surgery, North Korean faces relieved of their words against a totalitarian regime.
It is through the story of Queen Min, the last Korean queen, that this «video essay » begins. The fall of her kingdom drives the Japanese colonization, which itself ends with the Second World War, giving rise thereafter – spurred the beginnings of the Cold War – the Korean War and the division of the country.
The hand which covers the face is the first mask. It is under the action of hand gestures that the maps are drawn and that people put on their features.